Dapesco : l’intelligence artificielle, au service des économies d’énergie

Image Dapesco

 

Start IA et Tremplin IA créés par Digital Wallonia 4 AI et Agoria ont permis à la PME wallonne Dapesco de développer JooLia, son algorithme d’intelligence augmentée. Objectifs ? Aider les énergéticiens à prendre rapidement les décisions les plus efficientes et à promouvoir les bons comportements en matière de consommation d’énergie dans les bâtiments. Partage d’expérience avec Tanguy Detroz, fondateur et CEO de Dapesco et Éric Delacroix fondateur et CEO d’Eura Nova.

JooLia, pour une meilleure maîtrise énergétique dans les bâtiments !

« Oui, l’intelligence artificielle (IA) peut nous aider à sauver la planète ! », explique avec passion Tanguy Detroz, fondateur et CEO de Dapesco. « Aujourd’hui, la protection de l’environnement et l’urgence climatique sont au cœur de nos préoccupations. Nous surexploitons la terre, elle ne peut plus suffisamment se régénérer ou absorber nos déchets. Il est plus que temps de changer nos modes de consommation ! »
     
« Par ses outils de collecte, d’analyse de données et d’aide à la décision, l’IA a un rôle à jouer pour résoudre de nombreux défis de la transition environnementale. Notamment pour contribuer à réduire la facture énergétique des bâtiments privés et publics, un domaine dont Dapesco a fait sa spécialité »

« L’IA a un rôle à jouer pour résoudre de nombreux défis de la transition environnementale. »

En route vers l'intelligence énergétique !

« Depuis 18 ans, les experts de Dapesco contrôlent à distance les consommations d’électricité, de gaz et d’eau, les niveaux de température ou le confort dans les bâtiments de nos clients », poursuit Tanguy Detroz. « Nous en rapatrions les données sur des serveurs centralisés et sur internet puis nous diffusons des rapports, alarmes et autres tableaux de bord vers les personnes impliquées. »
Pour automatiser cette analyse, nous développons des logiciels qui nous permettent d’avoir un suivi rigoureux en temps réel, à la fois technique et financier, de toute leur problématique énergétique : alarmes pour signaler des surconsommations, contrôle de factures, rapports environnementaux CO2, etc.

« Notre mission ? Contribuer à la réduction des émissions de CO2  et à une meilleure maîtrise énergétique ! »

Notre objectif ? Devenir un acteur majeur européen dans les prochaines années ! »

L’intelligence artificielle, c’est maintenant ou jamais !

« Notre métier consiste notamment à récupérer des données de capteurs ou de compteurs installés dans des dizaines de milliers de bâtiments dans plus de 30 pays. Et qui dit données, dit gros volumes. Aujourd’hui, quand un client nous demande de mettre en place des alarmes de surconsommation ou de valider son bon comportement, nos outils nécessitent encore une trop forte implication humaine.

Nous avons donc tout naturellement souhaité voir dans quelle mesure l’IA pouvait nous permettre d’accélérer ce qu'on fait aujourd'hui humainement, de découvrir des données qu'on n’aurait pas vues et d’automatiser la détection d’anomalies. »
 


Et c’est là qu’interviennent les experts IA d’Eura Nova…

« Nous nous sommes rencontrés en 2019 dans le cadre de Start IA. À l’époque, DigitalWallonia4.ai venait de créer ce programme en collaboration avec Agoria afin d’aider les entreprises wallonnes à se lancer dans le domaine de l'intelligence artificielle. L’opportunité était trop belle. Nous avons rentré un dossier pour participer et, une fois notre candidature acceptée, nous avons été mis en rapport avec Eura Nova. »

« L’idée était de profiter d’une petite enveloppe budgétaire (ndlr : 4.500 euros financés à 75 % par la Région wallonne) pour, en quelques jours de travail, voir comment un système informatique intelligent, qui ne connaissait pas notre métier, allait être capable de traiter de gros volumes de données. Le but ? En ressortir de façon autonome des indications pertinentes ou pas : corrélations, identifications, anomalies...

Un 2e axe envisagé, conditionné au 1er, était de pouvoir le plus automatiquement possible faire du benchmark entre bâtiments. Voilà, c’était le scope au départ. On ne savait pas trop ce qu’on pouvait espérer – et peut-être on en espérait trop ! »

« Nous voulions voir comment un système informatique intelligent allait être capable de traiter de gros volumes de données. »

Dapesco avait placé la barre très haut ! Éric Delacroix rajoute : « Comme les ingénieurs de Dapesco avaient une totale maîtrise de leur business, ils savaient très précisément ce qu'ils voulaient ! On a donc tout de suite fait travailler les algorithmes !

En clair, Tanguy nous a demandé de voir, en quelques jours, comment nous pourrions permettre à des machines de détecter dans un grand ensemble de données des symptômes, des éléments, des caractéristiques qu’eux - experts depuis 18 ans – n’auraient pas repérés… »


Start IA est un programme très court : en 3 ou 4 réunions, le tour est joué !

« Lors de notre 1re réunion chez Eura Nova, Tanguy est arrivé avec son équipe et leurs idées étaient extrêmement claires », poursuit Éric Delacroix. « Nous étions tous des ingénieurs, on s’est tout de suite compris. À la 2e réunion chez Dapesco, on a remis nos premières conclusions et on a reçu immédiatement un feed-back. Et ainsi de suite, jusqu’au rapport final. »
Tanguy Detroz : « J'avais sélectionné une équipe de 3 personnes: le directeur IT, directement impliqué parce que l'objectif était de voir, une fois les algorithmes mis en place, ce qu'on pouvait récupérer pour l'insérer dans les outils, un responsable énergéticien et une personne dédiée à l'extraction des données et au suivi quotidien du projet. »

« Start IA nous a permis de démontrer tout l'intérêt de l’IA chez Dapesco ! »

Passer à l’étape suivante, mais pas n'importe comment…

« Start IA nous a permis de démontrer tout l'intérêt de l’IA chez Dapesco, mais on s'est rendu compte que, pour atteindre nos objectifs, il ne suffisait pas de travailler avec de brillants experts IA, il fallait avoir aussi une vraie compétence en rapport avec nos métiers d’énergéticien », poursuit Tanguy Detroz.

« Pour le programme Tremplin IA réalisé entre avril et décembre 2020, nous nous sommes donc adjoint les services d’un autre expert IA, passionné d’énergie (de l’entreprise anversoise Faktion) qui a amené toute une série de nouvelles réflexions. »

« Je pensais que les algorithmes étaient capables de détecter certaines choses de façon tout à fait autonome. »

Faire travailler l'homme et la machine ensemble

« Quand on a démarré le projet, j'étais super curieux de voir ce que le système allait pouvoir nous apporter », argumente Tanguy Detroz. « Je m'attendais honnêtement à ce que l'apport humain nécessaire soit inférieur. Je pensais que les algorithmes étaient capables de détecter certaines choses de façon tout à fait autonome.


Mais, ce n’est pas du tout cela qui s'est passé. On a en effet constaté que la machine seule ne pouvait pas vraiment nous aider, si on ne lui disait pas que chercher et comment chercher. »


Éric Delacroix : « Lâcher la machine toute seule dans la nature en lui disant “cherche” comme un chien qui doit trouver des truffes, cela ne marche pas. Par contre, une fois qu'on lui a donné des guidelines et qu'on cible un peu la méthode, oui, la machine permet d'accélérer le processus et de traiter les gros volumes de données. »


Et grâce à Tremplin IA, nous créons JOOLia, notre algorithme d’IA…

« Encouragés par les résultats de Start IA, nous avons décidé de participer au programme Tremplin IA qui permet la réalisation d'un Proof of Concept avec, à la clé, une subvention de 60.000 euros. Et dans ce cadre, nous avons souhaité développer notre projet en collaboration avec ORES.


L’idée était d’exploiter l’ensemble des données de consommation d’énergie (électricité et gaz) des bâtiments dont les données de consommation sont collectées par le gestionnaire de réseau wallon pour, de manière automatique, émettre des recommandations visant à diminuer les consommations d’énergie et les émissions de CO2 associées. Et les résultats obtenus ont vraiment été très encourageants.

« L’idée était d’exploiter l’ensemble des données de consommation d’énergie d’ORES »

L’étape suivante ? On a déjà pu intégrer une partie des résultats dans nos logiciels. On va passer à une phase de Business Development et de commercialisation. On a déjà parcouru 80 % du chemin, ce qui nous permet de montrer déjà de bons résultats à nos (futurs) clients.


Notre algorithme d’intelligence augmentée JOOLia était né ! Il va permettre d’aider les énergéticiens à prendre rapidement les décisions les plus efficientes et à promouvoir les bons comportements en matière de consommation d’énergie dans les bâtiments. »

« L'efficacité avec laquelle ces dossiers ont été traités par l’Agence du Numérique est remarquable. »

Participer à Start IA, ensuite à Tremplin IA : rien que des avantages !


« Je suis enchanté du rapport efficacité - temps consacré et de mes contacts avec les différents experts », s’enflamme Tanguy Detroz : « Et l'efficacité avec laquelle ces dossiers ont été traités par l’Agence du Numérique est remarquable. Je n'avais jamais vu cela en 20 ans d'entrepreneuriat !


Que ce soit pour Start IA ou Tremplin IA, on a rentré des dossiers qui tenaient sur une dizaine ou une quinzaine de pages maximum. On a eu une approbation dans les jours qui ont suivi. La libération des fonds s’est faite au jour prévu et correspondait parfaitement au déploiement du projet. D'un point de vue efficacité business, chapeau ! »


Vous êtes une entreprise wallonne et vous souhaitez intégrer ou ajouter des applications d’intelligence artificielle au sein de l’un de vos process ? Lancez-vous avec Start IA et ensuite poursuivez avec Tremplin IA !

 

Cet article a été originellement publié le 6 avril 2021 sur le site d’Agoria, à l’initiative du programme wallon DigitalWallonia4.ai 

 

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